L'origine du projet

 

Les difficultés croissantes de circulation sont devenues un problème majeur pour l’ensemble des grandes villes de la planète.
Les responsables ont pris conscience de la nécessité de réduire la place de la voiture dans la ville.
Les spécialistes se penchent sur les méfaits de la pollution sur la santé des personnes, d’autres dénoncent le manque de mesures contre le réchauffement climatique, les économistes pointent du doigt les dépenses de coût des heures passées dans les embouteillages, et les sociologues observent les comportements stressés des automobilistes.
Si un jour le progrès permet de mettre en circulation des véhicules économes en énergie et non polluants, il reste tout de même le problème de l’encombrement et l’emprise au sol. 
Le taux d’occupation de la voiture est de 1,2 passagers, (1,02 dans le cadre des trajets pendulaires) la voiture telle que nous la connaissons n’est plus adaptée à la ville, les spécialistes disent qu’elle devra s’adapter ou disparaître de la citée.
Les constructeurs ont rétréci l’automobile et commercialisé des petites voitures à deux places, elles offrent uniquement un gain de stationnement en linéaire, mais les difficultés à circuler demeurent malheureusement. 
Ce n’est pas en coupant transversalement une voiture que le problème des embouteillages sera résolu, même plus courtes, les voitures continueront de s’agglutiner les unes derrière les autres.
C’est dans l’autre sens qu’il faut couper.
Le trafic congestionné nécessite encore et toujours plus de développement des infrastructures. 
Les immatriculations de deux-roues et maintenant trois roues sont en progression constante, les causes sont les difficultés de circulation et de stationnement.
Cependant toutes les enquêtes confirment que le frein à la conduite d’un deux-roues est l’insuffisance de protection, de confort et de sécurité. 
Depuis des années, les spécialistes de la presse deux-roues constatent ce fait et attendent avec impatience la mise sur le marché d’engins offrant un confort se rapprochant de celui de l’automobile, mais économe en espace.
La mobilité est avant toute une question d’espace, et ce dernier est précieux.
Intolérable de voir en ville des voitures de cinq places occupées par une ou deux personnes seulement. 
Rouler en auto, dans les villes, c’est l’assurance d’un environnement propre, protégé, pratique… C’est aussi la certitude de rester bloqué dans les encombrements, de stationner difficilement, de polluer inutilement et d’être peu véloce.
Les questions énergétiques sont d’une importance capitale pour l’avenir de notre société, et la responsabilité de chacun est engagée dans l’immense effort qui doit être fait pour préserver les richesses de la planète. 
Des firmes ont mis au point des scooters équipés d’un toit, cependant la difficulté majeure est l’adjonction de portes ou tout autres protections latérales afin d’optimiser la protection à laquelle nous sommes en droit d’attendre. 
Le deux-roues est le moyen de transport idéal en ville pour transporter une ou deux personnes, l’avantage majeur est de permettre les déplacements porte à porte.
Son prix modeste, son faible coût d’entretien, sa consommation d’énergie dérisoire, sa mobilité dans la circulation, son gabarit réduit le désigne comme le véhicule urbain détenant la plus faible empreinte écologique. 
Seul défaut, son manque de protection contre les intempéries. Visiblement cela ne semble pas évident de remédier à cet obstacle. 
La question posée depuis de nombreuses années par les spécialistes de la presse moto est : 
 
«  Comment les constructeurs vont-ils s’y prendre pour concevoir un véhicule type deux-roues pouvant recevoir une carrosserie intégrale ?
En tout cas même s’ils phosphorent dur, il semble que la solution ne soit pas si facile.
Fixer un toit n’est pas très compliqué, malgré le poids et le balan, mais on est contraint de supporter un toit en permanence et l’on perd le plaisir de rouler en deux-roues. Y ajouter une fermeture latérale est beaucoup plus problématique, et engendre des difficultés de conduite occasionnées par la sensibilité au vent latéral. Un tel engin posséderait des qualités, mais également pas mal de défauts ». 
 
Plus de 40 ans de pratique du deux-roues motorisé m’ont permis de conceptualiser, modéliser et breveter un nouveau type de véhicule efficient.
Il est impératif de concevoir un nouveau véhicule plus petit, plus étroit, plus léger, moins encombrant, plus efficient.
 
La loi de la cité va rejeter la voiture. Elle devra donc s’adapter. (Philippe Guedon l’inventeur de l’espace).