Et s'il suffisait de couper de couper la voiture en quatre ?


« Découvrir consiste à voir comme tout le monde et à réfléchir comme personne ».Szent-Györgyi Albert
 
L’ère de l’automobile est compromise.
Nous sommes confrontés à la fin du pétrole, le réchauffement climatique, l’explosion démographique, l’épuisement des ressources des matières premières, la congestion, la pollution, les nuisances de tout ordres, le stress, les problèmes de santés, les défis  environnementaux.
 
Malheureusement les mesures généralement envisagées pour répondre aux problématiques sont insuffisantes et ne peuvent répondre aux réalités évidentes.
L’automobile électrique n’apporte pas les solutions pérennes à notre mobilité future.
La voiture n’est pas efficiente, elle est surdimensionnée pour 90% de son usage.
Elle nécessite beaucoup trop de matières premières à sa réalisation, elle consomme inutilement trop d’énergie pour déplacer uniquement sa propre masse, elle requière trop d’espace pour se mouvoir dans la ville, son emprise au sol sur la voirie est pénalisante, elle exige des infrastructures toujours plus conséquentes, parkings aériens, souterrains, aménagements urbains, voies de contournements, etc.
 
Les solutions communément proposées par l’ensemble des acteurs, politiques, consultants, bureaux d’études, collectivités, industries, médias, urbanistes, sociologues, etc. sont :
Le développement des transports collectifs, le covoiturage, l’auto-partage, le vélo pliant ou pas, le VAE, le downsizing des motorisations, l’allègement des voitures.
Régulièrement nous voyons présenter divers concepts exotiques tel les gyropodes Segway, Puma, et une multitude de déclinaisons, GM, Toyota, Lite motors, concepts qui ne résistent pas à l’analyse de la praticité.
Maintenant il est présenté la voiture communicante avec le développement des NTIC, l’imagination de valet de parking ou encore la route automatisée et les véhicules à conduite automatique comme solutions aux problèmes.
 
« Il est édifiant de constater les convictions unanimes des spécialistes sur ces sujets et leurs certitudes d’avoir explorés toutes les pistes ».
 
Il est à noter également l’absence dans tous les rapports ou livre blanc sur la mobilité du mode (type) deux-roues motorisé comme solution participant à la mobilité. Pourtant, une évolution de ces engins métamorphosés en 4 roues inclinables et carrossés solutionnerait l’ensemble des problématiques, et d’avantage s’ils deviennent électriques.   
 
Une voiture électrique, même d’un petit format, même intelligente, communicante n’améliora pas la mobilité et ne réduira pas l’empreinte environnementale globale.
La voiture communicante demande le développement de Datacenter exigeant une énorme énergie.
Cette voiture nécessite un développement d’infrastructures très complexes, technologiquement couteux, capteurs dans les sols, antennes, réseaux communicants, systèmes informatiques facteurs de consommations d’énergies et émissions de CO2.
Ces systèmes sollicitent de la maintenance, en cas de défaillance ou pertes des données le système risque de générer la paralysie. Cela complique exagérément notre mobilité sans réduire les coûts.
 
Cependant, la voiture est un véhicule personnel, et un véhicule personnel est un formidable moyen de transport, c’est une bulle personnelle, on y retrouve ses habitudes, son propre environnement, ses affaires intimes. Difficilement remplaçable.
 
Il n’existe pas de meilleur outil que le véhicule individuel, il est autonome, immédiatement disponible, permet des déplacements ou le TC est inexistant et le sera longtemps, permet de parcourir un rayon d’action que le vélo ne peut raisonnablement franchir, et dispose d’un volume de chargement suffisant.
Inutile de chercher, seul un véhicule motorisé personnel peut remplacer la voiture.
 
Avant le développement hégémonique de la voiture, ce moyen de transport personnel était idéal, maintenant devant sa profusion nous sommes contraints de revoir la copie, mais pourquoi ne pas conserver tous ses avantages en redéfinissant les vrais besoins et recréer une nouvelle mobilité ?
 
A l’heure actuelle 80% des déplacements sont effectués avec ce moyen de transport.
Ce n’est pas le vélo ou autre Segway qui permettent de parcourir en périurbains les 30 km moyens et encore moins sous les intempéries d’apporter des réponses.
Ce ne sont pas les TC (peu développés en régions) qui permettent de transporter un volume ne serait-ce que d’un demi coffre de voiture, sans parler de l’heure du trajet tardif ou très matinal.
Le covoiturage et l’auto-partage est intéressant mais manque cruellement de souplesse.
Les bureaux d’études imaginent des solutions en rajoutant des couches de hautes technologies, sans remettre une seule fois en cause la masse du mobile.
 
Le but étant de réduire les nuisances, les consommations d’énergies et de réduire les émissions de GES, la première interrogation devrait être, est-ce raisonnable de continuer de déplacer une telle masse comportant trois places passager… vident ?
Les gyropodes GM et Toyota sont monoplaces, le rapport personne transporté/masse du véhicule n’est pas compatible avec la vision de mobilité durable.
 
Maintenant l’automobile est remise en cause, quel pourrait être son évolution ? Il y a quelques décennies on ne s’interrogeait pas sur les problématiques citées.
Et si nous avions la possibilité de conserver tous les avantages que nous offrait ce moyen de déplacement comme à l’époque où il y avait trois à quatre fois moins de voitures en circulation ?
 
Et s’il suffisait tous simplement de couper en quatre les autos ?
Et comment est-ce possible de couper une voiture en quatre ?
Il n’y a rien d’utopique, les concepts existent, les technologies sont d’ores et déjà présentent.
 
Pour les sceptiques, la réponse est du même ordre ou qu’à l’époque des premiers magnétophones à bandes magnétiques, bien avant la K7, il nous était impossible d’imaginer la clé USB et son environnement extrêmement plus performant.
 
Couper en quatre, c’est bien sur, naturellement créer un véhicule 4 fois plus petit.
Un véhicules quadricycle ou tricycle étroit inclinable carrossé, deux places en tandem. A ce jour uniquement quatre concepts au monde émergent, trois sont Français.
 
Avec ce nouveau type de véhicule toutes les problématiques, énergies, climat, congestions, coûts sont divisées par quatre.
Avec ce de type de nouveau véhicule le trafic devient fluide, inutile de développer les infrastructures, parkings, les systèmes informatiques complexes, les solutions de transports modales, parking relais, etc. Nous gardons l’existant, aucune nouvelle dépense, au contraire, des économies.
 
Quatre fois plus économe ; énergies, réductions des émissions de GES, espaces, etc.
 
Dimensions et masse réduites par quatre, le véhicule conserve toujours sa propre bulle irremplaçable, chargé d’affect, pratique, personnel ou location, permettant encore le covoiturage et l’autopartage pour les inconditionnelles, mais n’à aucune contrainte ni l’obligation du transport modale avec les ruptures de charges inévitable que cela occasionne, mais permet le porte à porte, la simplicité, la rapidité, la praticité, l’économie, l’autonomie, permet le transport d’un passager ou du fret et pérennise la mobilité individuelle. Et pour rassurer une certaine pensée, ce véhicule peut s’envisager servicielle.
 
Nous ne changeons rien dans nos habitudes, (très important) nous conservons la même façon de nous déplacer en voiture, sans attendre le développement de technologies futures, sans remettre en cause notre société, en gardant les infrastructures identiques sans en développer de nouvelles et nous permettre assurément d’atteindre les objectifs du facteur 4 en 2050.
 
A présent, déjà conceptualisée mais non encore commercialisée, la solution innovante, se nomme UMEIC Ultra Mobile Etroit Inclinable Carrossé.
Ultra Commuter. (Très petits véhicules légers, étroits, carrossés, poids environ 250 Kg)
 
 
Sans aucunement changer le système l’environnement automobile se métamorphose, le gain est incrémental, chaque mise en circulation d’un nouveau UMEIC en lieu et place d’une automobile participe instantanément à l’amélioration de la mobilité de tous, et réduit l’empreinte environnementale.
Cette nouvelle vision du transport personnel solutionne les interrogations concernant l’avenir énergétique, climatique, économique et permet de créer le cercle vertueux vers la mobilité durable.  
 
« L’innovation est un phénomène d’introduction de la nouveauté dans un système préexistant permettant d’améliorer une fonction nécessaire à l’activité humaine. »
 
Patrick Tonnelier